Chez les bovins, les ovins et les caprins, les carences minérales et vitaminiques passent souvent inaperçues. Elles ne provoquent pas de maladie spectaculaire mais grignotent la productivité : fertilité en baisse, croissance ralentie, sensibilité accrue aux infections.
Les macro-éléments
Le calcium et le phosphore forment le squelette et interviennent dans la production laitière. Un déséquilibre du rapport phosphocalcique, fréquent autour du vêlage, peut déclencher des troubles métaboliques. Le magnésium, lui, protège contre la tétanie d'herbage au printemps.
Les oligo-éléments
Le cuivre, le zinc, le sélénium et l'iode sont nécessaires en très petites quantités mais leur absence se paie cher. Le sélénium, associé à la vitamine E, protège les cellules musculaires et soutient l'immunité et la fertilité. Le zinc intervient dans la qualité de la corne et la cicatrisation.
Les vitamines clés
Les vitamines A, D3 et E complètent l'édifice : vision et reproduction pour la A, métabolisme du calcium pour la D3, protection antioxydante pour la E. Les blocs à lécher offrent un apport continu et libre, particulièrement adapté aux animaux au pâturage.
Adapter selon les périodes
Les besoins ne sont pas constants : gestation, lactation, croissance et stress thermique augmentent la demande. Une supplémentation ciblée lors de ces phases, par voie orale ou injectable, sécurise les performances. Investir dans la couverture minérale et vitaminique, c'est souvent le meilleur rapport coût-bénéfice d'un élevage.